ANNHYDRIDE


PEINTRE


Formée au piano, ma sensibilité artistique s’est d’abord forgée grâce à la musique avant de s’exprimer à travers la peinture. Je suis autodidacte dans ce domaine, et j’envisage ma pratique picturale comme le lieu d’une interprétation musicale du monde qui m’entoure, J’interprète en peinture comme on interprète au piano, et je donne à ressentir et interpréter mon environnement à travers mes toiles. Ma peinture est aujourd’hui guidée par ce lien à la musique comme langage capable de transmettre des émotions. Je donne à voir des fragilités et des cassures et leurs corollaires, des résistances et des résiliences. Dans mon travail, la précarité des Hommes côtoie la fragilité de la Nature, et les deux sont interdépendantes inévitablement liées.
 
L’ une impacte l’autre dans la destruction comme dans la réparation.
 
Les fragilités humaines sont de nombreuses sortes. J’en citerai trois qui sont pour moi sources d’inspiration. :
 
 
 
-La guerre et tous ses traumas : gueules cassées, mutilations, fêlures psychologiques (par exemple le film  les fragments d’Antonin ), illustrés notamment par Maurice Ravel dans son concerto pour la main gauche, ou par Krysztof Penderecki, dans Thème à la mémoire des victimes d’Hiroshima.
 
-La misère et la faim qui l’accompagne, dont la chanson de Michèle Bernard Le poirier de misère parle si bien.
 
-La vieillesse, souvent synonyme de solitude et parfois de misère, illustrée entre autres par Avec le temps, de Léo Ferré.
 
 
 
 Les fragilités de la Nature, (arbres, forêts et autres paysages) sont également les thèmes récurrents qui sous-tendent mon travail. La Nature peut faire preuve d’une grande endurance face aux traumas qu’elle subit à cause des humains, elle est capable de se régénérer sans fin dans une mutation perpétuelle. J’ai conçu la série de bouleaux comme des variations sur un thème dans une Chaconne ou une Passacaille. Inspirée par l’œuvre de Sibélius en hommage à la beauté de son pays, Finlandia.
 
Mes randonnées en montagne, ou ailleurs, mes promenades, sont sources d’inspiration. Je capte des paysages, des bâtiments, des ambiances, des lumières, par la photographie, puis je les interprète sur la toile, ou sur le papier à l’aquarelle,  dans mon atelier. Les médiums que j’utilise sont variés : huile, acrylique et aquarelle Les supports le sont également : bois, médium, papier, toiles sur châssis, toiles libres.